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 la suite (la revolution.......

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كاتب الموضوعرسالة
thug-life



عدد المساهمات : 167
تاريخ التسجيل : 02/12/2009

مُساهمةموضوع: la suite (la revolution.......   الخميس ديسمبر 10, 2009 12:11 pm

En effet, le retour au pouvoir du général de Gaulle rendit la France moins vulnérable aux pressions de ses alliés. Les anglo-Américains renoncèrent donc à leurs « bons offices », et s’occupèrent d’arrêter l’expansion du nassérisme et de l’influence soviétique au Proche-Orient. En septembre 1959, le président Eisenhower obtint aisément du général de Gaulle une initiative pour l’ONU, parce que ce dernier avait déjà décidé de proclamer sa politique d’autodétermination. En janvier 1961, l’avènement du président Kennedy, connu depuis juillet 1957 comme partisan de l’indépendance de l’Algérie, n’entraîna aucune pression supplémentaire sur le gouvernement français, déjà résolu à négocier avec le « Gouvernement provisoire de la République algérienne » (GPRA).

Dès l’été 1958, le FLN avait renoncé à l’espoir d’une intervention occidentale décisive, et résolu de se tourner davantage vers l’Est. Après la révolution irakienne du 14 juillet 1958, il condamna fermement l’intervention anglo-américaine au Liban, en Jordanie et en Libye, et dénonça le « néo-colonialisme » des États-Unis « fourrier du colonialisme et de la réaction », « puissance impérialiste par excellence » [19]. Traduisant le point de vue des combattants (« Plutôt combattre avec des armes orientales que mourir par des armes occidentales »), les colonels membres du Comité de coordination et d’exécution (CCE), se prononcèrent pour un recours accru à l’aide militaire de l’Est, en dépit des craintes d’isolement à l’Ouest exprimées par Ferhat Abbas [20].

Mais leur attente fut alors déçue par l’attitude de l’URSS et de ses satellites, qui refusèrentdereconnaître le GPRA proclamé le 19 septembre 1958, et se contentèrent d’une aide humanitaire et discrète, afin d’inciter de Gaulle à s’éloigner de l’OTAN. Un an plus tard, Nikita Khrouchtchev approuva le discours sur l’autodétermination. Au début de 1960, avant son voyage officiel en France, il aurait demandé à visiter le Sahara ! Cette ouverture à l’Est obtintunseul grand succès, auprès des États communistes d’Asie (Chine, Corée et Vietnam du Nord, Mongolie extérieure) qui reconnurent le GPRA sans délai. La Chine lui promit une aide militaire illimitée et sans condition (sinon, celle de s’en servir).

Après le discours de de Gaulle sur l’autodétermination le 16 septembre 1959, le Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), réuni à Tripoli de décembre 1959 à janvier 1960, définit une nouvelle stratégie et désigna pour l’appliquer un nouveau GPRA. Le ministère des Affaires étrangères, réorganisé par Krim Belkacem, s’employa à renforcer les pressions exercées sur l’Occident par les pays d’Afrique, d’Asie, et de l’Est (notamment en faisant appel à des « volontaires » pour dramatiser le conflit) [21]. Puis, après l’échec des conversations de Melun (fin juin. 1960), le GPRA relança ses avances au bloc soviétique, en dénonçant officiellement l’inclusion de l’Algérie dans le pacte atlantique en septembre 1960 [22]. Grâce au regain de tension entre l’Est et l’Ouest consécutif à l’échec de la conférence au sommet de Paris, et à l’aggravation de la rivalité sino-soviétique, il obtint en octobre 1960 la reconnaissance de facto par l’URSS, et la promesse d’une aide financière et matérielle analogue à celle de la Chine. La Tchécoslovaquie, la Bulgarie et les autres pays de l’Est s’engagèrent dans la même voie, et l’ouverture des négociations outre la France et le GPRA multiplia les reconnaissances de celui-ci [23]. La nouvelle crise de Berlin ouverte pendant l’été 1961 renforça la position du FLN en décidant le général de Gaulle à accélérer le regroupement et la modernisation de son armée en Europe. Mais quand éclata la crise de Cuba en octobre 1962, l’Algérie indépendante dirigée par Ahmed Ben Bella prit parti pour Cuba et pour l’URSS aussi nettement que de Gaulle pour les États-Unis, tout en continuant à se réclamer de non-alignement.

Ainsi, la stratégie du FLN a-t-elle évolué entre deux limites, que l’on pourrait qualifier sommairement de « bourguibisme » et de « castrisme », mais sans jamais se confondre avec l’une ou l’autre.

Que cette évolution lui ait profité semble évident. L’appui, même intéressé, d’une ou deux très grandes puissances est plus efficace que la solidarité des « damnés de la terre ». Les aides reçues de l’extérieur ont permis au FLN-ALN de se maintenir, même quand déclina son contrôle sur la population algérienne à l’intérieur, et d’entretenir une constante pression diplomatique et militaire sur la France. Il serait très intéressant de pouvoir dresser un bilan de ses ressources [24], en distinguant les contributions des Algériens et les apports extérieurs, venus de l’Est. de l’Ouest et des pays afro-asiatiques, sous forme d’achats, de prêts ou de dons, en argent, en nature, ou en matériel. Nous ne savons pas si la part des pays socialistes serait supérieure à celle des non-alignés ; mais il va de soi qu’elle a dépassé celle des pays occidentaux, dissuadés de toute aide officielle par leur alliance avec la France.

Le FLN aurait-il gagné à s’engager plus vite et plus loin dans la voie du rapprochement avec l’Est ? C’est ce que pensaient en 1960 bon nombre de ses cadres, pour qui le « chantage verbal » menaçant l’Ouest d’une alliance totale avec l’Est ne pouvait se prolonger trop longtemps sans « rendre précaires nos alliances communistes et illusoires nos pressions sur l’Occident ». C’était l’avis, non seulement de militants marxisants tels que Mohammed Harbi, mais de hauts responsables comme le ministre Belkacem Krim [25], et le président du GPRA Ferhat Abbas (pourtant réputé pour sa modération). Celui-ci proposait en août 1960, (après l’échec de Melun), de renoncer à un neutralisme inefficace pour insérer la révolution algérienne dans la « guerre froide » renaissante, en sollicitant l’intervention des pays socialistes (et même le soutien du PCF). « Dans la conjoncture actuelle », écrivait-il, « il apparaît que seule l’insertion de la guerre d’Algérie dans la guerre froide par l’appui entier des pays socialistes pourrait constituer l’élément déterminant recherché ». En effet. « la guerre froide est une situation internationale qui nous est plus favorable que la coexistence pacifique » observait-il, contrairement à l’analyse de la proclamation du 1er novembre 1954. Mais cette mutation de la guerre entraînait des risques : « les gouvernements tunisien et marocain devront être mis en face de leurs responsabilités : ou bien ils acceptent de marcher avec nous et la tactique sera envisagée en commun, ou bien ils refusent et nous devons passer outre quelles que soient les conséquences » [26].

L’expérience ultérieure de l’OLP, chassée de ses bases en Jordanie et au Liban, permet de mesurer la gravité des risques inhérents à cette stratégie, sans verser dans la politique-fiction rétrospective. Une rupture avec les gouvernements tunisiens et marocains (à supposer qu’ils n’eussent pas été renversés par des mouvements favorables à l’unité maghrébine autour du FLN) aurait pu entraîner la perte des indispensables bases extérieures de l’ALN. L’alignement de la Révolution algérienne sur le camp socialiste aurait pu conforter, à défaut de l’intégration dont la France ne voulait plus, la solution « bao-daïste » de l’Algérie algérienne sans le FLN, envisagée par de Gaulle à la fin de 1960, et lui valoir une aide militaire accrue des États-Unis. Le GPRA eut sans doute raison de ne pas abandonner son neutralisme initial. Quoi qu’il en soit, l’ouverture et la difficile progression des négociations avec la France lui épargnèrent ce dilemme.

Peut-être la conséquence la plus importante de cette évolution fut-elle son influence durable sur l’idéologie algérienne. Alors que les dirigeants du FLN conservèrent jusqu’au bout leur méfiance envers le PCA, le déséquilibre croissant de ses alliances au profit des États socialistes renforça l’attraction de leurs modèles institutionnels. Les statuts du FLN adoptés par le CNRA en janvier 1960 en firent un parti dirigeant d’avant-garde, implicitement unique, et destiné à conduire une révolution sociale après l’indépendance. Le « programme de Tripoli » soumis au CNRA en mai 1962 confirma cette vocation et définit la révolution « socialiste » projetée ; il fut adopté à l’unanimité, bien que Ferhat Abbas y eût vu du « communisme mal digéré ». Le contre-projet de la Fédération de France du FLN (d’où vint la référence explicite au « socialisme ») suivait d’encore plus près les modèles soviétique et cubain [27].

Plus profondément, la dénonciation de « l’impérialisme » occidental a disposé les jeunes militants et intellectuels algériens à adopter la vision du monde marxiste-léniniste. Si « l’impérialisme » est le « stade suprême du capitalisme », il est naturel que les pays socialistes soient « les seuls défenseurs permanents et efficaces des petites nations et des peuples opprimées » [28]. Moins naïfs, les dirigeants de la Révolution n’étaient pas dupes des ambiguïtés et des variations de la politique soviétique : de même qu’ils ne pouvaient ignorer les répressions « socialistes » des insurrections nationales hongroise (en 1956) et tibétaine (en 1959). Mais la nécessité de ménager leurs puissants alliés, contraire aux exigences d’un anti-impérialisme rigoureux, leur interdisait de les dénoncer.

Ainsi l’Algérie indépendante est-elle devenue, selon l’expression de Kateb Yacine, « ce pays d’Islam où Lénine est chez lui », phénomène sui generis que n’ont pas prévu les théoriciens de la guerre subversive. Où va l’Algérie ? Vers la lutte des classes, répondent les intellectuels algériens qui ont analysé le processus de la révolution algérienne [29]. Mais les mouvements marxistes n’ont guère réussi jusqu’à présent dans les pays arabes ou musulmans, et l’Islam - on l’a vu ailleurs - n’a pas dit son dernier mot.
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